Logement et immobilier au Mexique
Marché et niveaux de prix
Les écarts de prix entre régions atteignent des proportions considérables. Les quartiers centraux de Mexico, comme Polanco, la Condesa et la Roma, ainsi que San Miguel de Allende, Merida et la Riviera Maya, ont connu une forte hausse portée par la demande étrangère et par le travail à distance. Les villes moyennes de l'intérieur et le sud du pays restent bien plus abordables. Les prix s'affichent en pesos, mais les annonces des zones touristiques les libellent souvent en dollars.
Zone restreinte et fideicomiso
La Constitution interdit aux étrangers d'acquérir directement un bien situé à moins de 50 kilomètres d'un littoral ou de 100 kilomètres d'une frontière. Dans cette zone dite restreinte, l'achat passe par un fideicomiso, une fiducie bancaire de 50 ans renouvelable qui confère au bénéficiaire les droits d'usage et de revente. La constitution d'une société mexicaine ouvre une autre voie, réservée en principe aux projets à finalité économique.
Location
Les baux d'habitation portent le plus souvent sur un an et supposent un dépôt de garantie d'un à deux mois. Les propriétaires exigent fréquemment une caution solidaire apportée par un propriétaire local, ou à défaut une police juridique souscrite auprès d'un assureur, solution habituelle pour les nouveaux arrivants. Une partie du parc se loue meublée dans les grandes villes, en particulier dans les immeubles récents.
Achat et frais annexes
La vente se conclut obligatoirement devant un notario publico, officier public nommé par l'État qui rédige l'acte et vérifie les titres. Les frais d'acquisition comprennent un droit de mutation de l'ordre de 2 à 5 % selon les États, les honoraires du notaire et les frais d'inscription au registre. L'impôt foncier annuel, le predial, reste très faible au regard des standards européens, tandis que la revente peut donner lieu à une imposition sur la plus-value.
Précautions juridiques
La vérification du titre auprès du registre public de la propriété évite bien des déconvenues, notamment sur les terrains issus du régime ejidal, propriété collective qui ne se vend pas librement sans une procédure de conversion préalable. Le recours à un avocat indépendant du vendeur et de l'agence constitue une sécurité élémentaire, en particulier pour les biens situés en bord de mer.