Expatriation au Mexique

Communauté française au Mexique

Plusieurs milliers de Français figurent au registre des Français établis hors de France, principalement à Mexico, à Guadalajara, à Monterrey, à Merida et sur la côte caraïbe. La présence économique française s'appuie sur des groupes industriels, sur la grande distribution et sur un tissu de petites entreprises, ce qui explique une forte proportion de salariés détachés et d'entrepreneurs.

Visas et titres de séjour

Un séjour supérieur à 180 jours ou toute activité rémunérée supposent un visa demandé auprès d'un consulat du Mexique avant le départ. La résidence temporaire s'obtient sur justification de revenus réguliers ou d'une épargne suffisante et se délivre pour un an, renouvelable jusqu'à quatre ans. La résidence permanente s'ouvre ensuite, ou plus directement en cas de liens familiaux mexicains. Le visa apposé sur le passeport doit être échangé contre une carte de résident auprès de l'Institut national de migration dans les trente jours suivant l'arrivée.

Démarches administratives

L'installation passe par l'obtention du CURP, identifiant unique de population, et du RFC, numéro fiscal délivré par l'administration des impôts. L'ouverture d'un compte bancaire exige une carte de résident et un justificatif de domicile, généralement une facture d'électricité. Les salariés reçoivent en outre un numéro de sécurité sociale auprès de l'IMSS.

Travail et secteurs porteurs

L'autorisation de travailler découle du titre de séjour et se rattache le plus souvent à un employeur identifié. L'industrie automobile et aéronautique du centre et du nord, en particulier autour de Queretaro et de Puebla, l'hôtellerie, l'enseignement du français et les services aux entreprises concentrent les opportunités. Le rapprochement des chaînes de production nord-américaines soutient depuis quelques années l'investissement étranger.

Fiscalité et protection sociale

Une convention fiscale conclue entre la France et le Mexique au début des années 1990 règle les situations de double imposition. La résidence fiscale mexicaine s'apprécie selon le centre des intérêts vitaux et entraîne une imposition progressive sur le revenu mondial. Les expatriés complètent souvent la couverture de l'IMSS par une assurance privée ou par une adhésion à la Caisse des Français de l'étranger.

Vie quotidienne

La maîtrise de l'espagnol conditionne largement l'intégration, l'anglais ne suffisant que dans quelques milieux professionnels. Le coût de la vie demeure inférieur à celui de la France pour le logement hors quartiers prisés, pour l'alimentation et pour les services, ce qui compense des salaires locaux nettement plus bas.