Aller au Mexique en autocar

Autocars transfrontaliers depuis les États-Unis

Plusieurs compagnies assurent des liaisons directes entre les grandes villes du sud des États-Unis et le nord du Mexique, au départ de Los Angeles, Phoenix, Houston ou Dallas. Ces autocars franchissent la frontière avec leurs passagers, qui descendent pour les contrôles migratoires et douaniers avant de repartir vers Monterrey, Chihuahua ou Guadalajara. Le trajet depuis la Californie jusqu'à Mexico dépasse quarante heures, ce qui réserve cette formule aux petits budgets et aux voyageurs sans contrainte de temps.

Réseau national et principaux opérateurs

L'autocar constitue la véritable colonne vertébrale des déplacements intérieurs, très loin devant le train. Fondé en 1939, le groupe ADO domine la moitié orientale du pays et dessert une quinzaine d'États, du Veracruz au Quintana Roo, avec les marques OCC, SUR et AU pour les services plus économiques. Le centre et l'ouest relèvent plutôt d'ETN, de Primera Plus et des compagnies du groupe Estrella Blanca.

Classes de service

La hiérarchie des classes se lit dans le prix comme dans le confort. ADO Platino aligne des sièges très inclinables en configuration réduite, avec collation, boissons et parfois service à bord. ADO GL offre un bon compromis entre le tarif et l'espace disponible, tandis qu'ADO correspond à la première classe classique, climatisée et sans arrêt intermédiaire. Les services de seconde classe portés par les marques secondaires du groupe desservent chaque village et coûtent nettement moins cher, au prix de trajets bien plus longs et de véhicules plus anciens.

Gares routières et billetterie

Les grandes villes possèdent plusieurs terminaux répartis par direction, comme la TAPO et la Terminal Norte à Mexico ou la CAPU à Puebla. La réservation en ligne fonctionne bien sur les sites des compagnies et les billets nominatifs supposent une pièce d'identité au moment de l'embarquement. Les bagages en soute reçoivent une étiquette numérotée qui se conserve jusqu'à l'arrivée. Les terminaux des grandes villes disposent de consignes, de commerces et de comptoirs de taxis autorisés, ce qui facilite les correspondances tardives.