Investir au Mexique

Flux d'investissements directs étrangers

Le ministère de l'Economie publie chaque trimestre les entrées d'investissements directs étrangers, qui ont dépassé 36 milliards de dollars en 2024, un niveau record porté principalement par le réinvestissement des bénéfices des filiales déjà implantées. Les Etats-Unis fournissent la première part de ces capitaux, devant l'Espagne, le Japon, l'Allemagne, le Canada et les Pays-Bas.

Dynamique du nearshoring

La relocalisation d'activités manufacturières à proximité du marché américain, désignée par le terme nearshoring, a alimenté la demande de terrains industriels et d'entrepôts dans le nord du pays et dans le Bajío. Les taux de vacance des parcs logistiques de Monterrey, Saltillo et Ciudad Juárez sont tombés à des niveaux très bas entre 2022 et 2024. Le gouvernement fédéral a présenté en janvier 2025 un programme baptisé Plan Mexico, qui fixe des objectifs de contenu national et de développement de pôles industriels régionaux.

Régime juridique de l'investissement

La loi sur l'investissement étranger de 1993 pose un principe de participation étrangère pouvant atteindre 100 pour cent du capital dans la plupart des activités. Des restrictions subsistent dans un nombre limité de domaines réservés à l'Etat ou soumis à autorisation, notamment certaines activités énergétiques, le transport terrestre de passagers et la radiodiffusion. Les investisseurs étrangers s'inscrivent au registre national des investissements étrangers et déclarent périodiquement leur activité.

Incitations et zones industrielles

Le décret publié en octobre 2023, prolongé et élargi les années suivantes, ouvre des déductions accélérées pour l'acquisition d'actifs fixes dans une série de secteurs jugés stratégiques. Les Etats fédérés proposent en outre des exonérations partielles de taxe sur la masse salariale et des mises à disposition de terrains. Les pôles de développement économique du bien-être, associés au corridor interocéanique de l'isthme de Tehuantepec, disposent d'un régime fiscal propre.

Risques identifiés par les organisations internationales

Les rapports de l'OCDE, de la Banque mondiale et des agences de notation relèvent plusieurs facteurs d'incertitude, parmi lesquels la sécurité dans certaines régions, la disponibilité de l'eau et de l'électricité dans le nord, la durée des procédures judiciaires et les effets de la réforme de 2024 sur la prévisibilité juridique. La révision de l'accord nord-américain prévue en 2026 constitue un autre élément suivi de près par les investisseurs étrangers.