La musique mexicaine

La musique accompagne la vie sociale mexicaine, des fêtes de village aux grandes scènes internationales. Le pays a exporté des genres reconnaissables entre tous et plusieurs de ses traditions musicales figurent au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Mariachi

Né dans l'ouest du pays, autour du Jalisco, le mariachi associe violons, trompettes, guitare, vihuela et guitarrón. Les musiciens portent le costume de charro et interprètent un répertoire de sones, de rancheras et de boléros. L'UNESCO a inscrit en 2011 le mariachi, musique à cordes, chant et trompette, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Le genre reste indissociable des sérénades, des mariages et des anniversaires.

Musiques régionales

Chaque région cultive ses formes propres. Le son jarocho de Veracruz, dont « La Bamba » constitue l'exemple le plus connu, repose sur la harpe et la jarana. Le son huasteco fait dialoguer le violon et la voix de fausset. Le nord privilégie la norteña et la banda, avec accordéon ou cuivres, tandis que la pirekua du peuple p'urhépecha du Michoacán figure elle aussi au patrimoine culturel immatériel de l'humanité depuis 2010.

Chanson et boléro

La ranchera, portée par José Alfredo Jiménez, Pedro Infante ou Chavela Vargas, exprime l'amour, la perte et la fierté sur un mode direct. Le boléro, chanté par Agustín Lara puis par des générations d'interprètes, a été inscrit à son tour au patrimoine culturel immatériel en 2023. Le corrido, ballade narrative héritée de la révolution, raconte des faits d'armes et des destins individuels.

Scène contemporaine

Le rock mexicain s'est imposé dès les années soixante et compte des groupes comme Café Tacvba ou Maná. La cumbia, venue de Colombie, s'est acclimatée dans les quartiers populaires. Plus récemment, les corridos tumbados et le reggaeton dominent les écoutes des jeunes générations, tandis que la musique de concert continue de se réclamer de Carlos Chávez et de Silvestre Revueltas.